LES CORBEAUX

 

Feu de la pointe des Corbeaux à l'extrémité méridionale de l'île d'Yeu,


* premier septembre 1862 : feu fixe rouge sur une tourelle carrée et corps de logis en maçonnerie de 11,60m de hauteur, plans de l'ingénieur Marin,


* 4 janvier 1878 : renforcement du feu,


* 20 novembre 1911 : incandescence par le pétrole,


détruit par les Allemands le 25 août 1944, reconstruit en 1950 par les Service des phares sur les plans de l'architecte Maurice Durand et selon les indications de l'ingénieur Leconte,


* 1950 : feu à éclats rouges (2+1) sur une tour octogonale blanche en béton et corps de logis,


* 1990 : automatisation.

YEU

Phare de la Petite-Foule, île d'Yeu, sur la butte de la Petite Foule.

depuis longtemps déjà les marins du golfe de Gascogne réclamaient un feu sur l'île d'Yeu mais se posaient des problèmes d'identification de cet éventuel phare complémentaire situé entre celui des Baleines et celui de la Chaume aux Sables d'Olonne. En effet tous les deux portaient déjà un feu fixe. Dans ces conditions les projets présentés par l'ingénieur Barbier en 1765 pour l'établissement d'une lanterne au sommet du clocher de Saint-Sauveur, ou celui du chevalier des Isles dressé en 1788 qui préconisait la construction d'une nouvelle tour spécifique à la Petite-Foule n'aboutirent.


Pourtant, selon une légende tenace, le fameux clocher de Saint-Sauveur aurait porté un feu : en fait il n'en est rien. L'église de Saint-Sauveur a été construite au XIème siècle, mais elle a été remaniée à plusieurs reprises au cours des siècle et seule l'abside et une partie du transept datent de la construction originale. Le clocher primitif de cette église romane devait être constitué par un toit plat à quatre pans comme il en existe de nombreux exemples dans la région. En 1774 un nouveau clocher de 20 mètres de hauteur environ est érigé au sommet de l 'église sur un soubassement de quatre assises de pierres de taille

.Cet ouvrage est édifié par l'État, à la demande et avec le concours des chambres de commerce de Nantes et de Bordeaux, pour servir à la fois d'amer et de vigie. De fait, dès son achèvement au début de la guerre de1776-1778 les marins du pays furent soumis d'y faire à tour de rôle le service de guetteurs pour surveiller les flottes ennemies britanniques. En 1811 le département de la Guerre fait construire l'escalier extérieur pour isoler le clocher du service du culte.

L"occupation militaire du clocher est permanente entre 1804 et 1828 date à laquelle le clocher est remis à la commune qui refuse cependdant de l'entretenir si bien qu'en 1833 des réparations importantes et urgentes s'imposent.

Pour régler définitivement le problème une D.m. du 18 avril 1836 admet qu'il "ne serait pas juste de forcer une commune à rétablir ou maintenir un clocher dans son état primitif lorsqu'il est constaté que ce clocher pourrait être supprimé ou au moins considérablement réduit de hauteur sans nuire en rien à la conservation de l'église proprement dite" .

En conséquence le clocher ayant un intérêt essentiel comme amer la décision finale stipule qu'il "ne peut y avoir lieu d'exiger dans cette circonstance aucune subvention de la commune de l'île d'Yeu". Une subvention de 3000 francs-or est ouverte pour la reconstruction du clocher exécutée en 1837. Dix ans plus tard la même question est posée et aboutit aux mêmes réponses. Depuis la flêche de l'église est entretenue par l'État, au frais du service des phares et balises, qui effectue toutes les inspections et réparations nécessaires. Fortement ébranlé par l'ouragan du 29 septembre 1952 le clocher fait l'objet de réparations provisoires avant d'être détruit par un incendie le 2 novembre 1953. Le clocher est reconstruit l'année suivante dans sa forme antérieure.
*15 octobre 1830 : feu fixe blanc de premier ordre au sommet d'une tour cylindrique avec soubassement de 33m de hauteur,
* 24 mars 1895 : électrification du feu et un éclat blanc toutes les 5 secondes,
la corne de brume est établie en 1895
* juin 1912 : renforcement du feu et nouvel appareil lumineux,
détruit par les Allemands le 25 août 1944 et reconstruit en 1950 par l'ingénieur Conte et l'architecte Maurice Durand.
* Premier mai 1950 : feu à éclat toutes les 5 secondes sur une tour carrée blanche en béton sur un soubassement en pierres de taille de granite, de 29m de hauteur,
* 1980 : automatisation.

Feux de Port-Breton, île d'Yeu, (aujourd'hui Port-Joinville),


Feux d'alignement d'accès au port,


feu antérieur ou feu du Grand-Quai
(aujourd'hui quai du Canada) sur l'extrémité de la jetée à droite de l'entrée de l'arrière port,


* 15 mars 1832 : feu fixe blanc sur un support en bois,


* 20 juin 1837: feu fixe blanc sur une tourelle cylindrique en maçonnerie de 5,35m de hauteur, plans de l'ingénieur Plantier,


* 1882 : feu fixe vert,


feu isophase vert

PORT BRETON

feu postérieur,

au fond du port, rue des mariés à 264m et au 202° du précédent,


* 15 mars 1832 : feu fixe blanc


* 20 juin 1845 : feu fixe blanc sur une

tourelle carrée avec corps de logis en

maçonnerie de 12m de hauteur, plans de l'ingénieur Decharme,


*1882 : feu fixe vert,


Éteint.


feu de la jetée Nord-Ouest,


* premier février 1880 : feu à ocultation toutes les 4 secondes, secteurs blanc et rouge, sur une tourelle octogonale métallique posé sur un abri blanc en béton. Sur les plans de l'ingénieur Dingler et construite par les Fonderies Bauquin frères à Nantes


* 22 septembre1895 : feu fixe à secteurs rouge et blanc,


* 1932 : feu à 3 occultations toutes les 15 secondes, secteurs blanc et vert.