Feu de port de la Flotte,

île de Ré,


* 15 mai 1849 : feu fixe blanc sur une tourelle cylindrique en maçonnerie de 8,60m de hauteur,


Feu de Chanchardon,

côté Sud de l'île de Ré, au Sud-Est de la pointe du même nom.


A la suite de sinistres maritimes nombreux et récents sur les récifs de Chanchardon le conseil municipal d'Ars-en-Ré demande par délibération du 9 novembre 1905 que cette pointe rocheuse soit signalée d'une façon plus effective qu'elle ne l'était alors par le seul phare de Chauveau.

Saisis de cette demande les ingénieurs du service maritime estiment dans un premier temps que la simple installation dans les parages d'une bouée sonore et le renforcement du secteur de Chauveau sur les récifs répondent aux exigences des marins locaux. De son côté le directeur du service des phares pense que le meilleur moyen de couvrir ces dangers ne serait convenablement assuré que par un nouveau feu mais l'état des finances ne permet pas à l'époque de construire cette tourelle.

Cependant quelques années plus tard le service de la Rochelle dispose d'un caisson en béton armé construit entre 1898 et 1906 qu'il destinait au balisage de la roche de la Congrée sur le plateau de Rochebonne. En 1910 il y eut deux essais d'échouage du caisson sur le site qui se traduisirent par autant d'échecs ; en raison du courant et de la houle on ne put maintenir le caisson au dessus du lieu d'installation désiré.

L'idée d'échouer le caisson fut donc abandonnée et ce dernier fut remorqué au port de la Rochelle.

En décembre 1911 l'ingénieur Perreau émet l'idée de "l'utiliser sur Chanchardon".

Le 20 septembre 1912 une Dm admet que d'après l'avis de la Commission des phares, il sera établi une tourelle en béton fondée sur un caisson échoué par des fonds de 5 mètres au dessous du zéro hydrographique au large de la pointe de Chanchardon.

Le 20 mai 1913 un premier crédit est accordé et les travaux de restauration du caisson commencent. En septembre il est coulé à sa place définitive. Au cours de l'été 1914 la tourelle proprement dite est exécutée mais la guerre ralentit considérablement le chantier si bien que l'ouvrage n'est achevé qu'en avril 1919.


*premier octobre 1919 : feu à occultation toutes les 6 secondes, secteurs blanc et rouge,


* 17 juillet 1969 : installation de l'aérogénérateur,


* feu à éclat toutes les 4 secondes, secteurs blanc et rouge.


Phare de Chauveau,

au large de la pointe Sud-Est de l'île de Ré,


* premier mars 1842 : feu fixe blanc sur une tour cylindrique en maçonnerie de pierres de taille de 23m de hauteur, conçue par l'ingénieur Potel.

Damas, Duport et Merleau les trois premiers gardiens nommés.


* 27 janvier 1889 : nouveau feu et secteur rouge,


* 2 octobre1906 : nouvel appareil et renforcement du feu,


juillet 1934 : la tour est peinte par bandes noires à la partie supérieure et à la partie médiane,


* 16 décembre 1935 : feu à occultations (2+1) toutes les 12 secondes, secteurs blancs et rouges


juin 1964 : la tour est peinte en blanc et en rouge au sommet,


* 1968 : installation d'un aérogénérateur et automatisation du feu.

BALEINES 1

 

 

Phare des Baleines,

sur la pointe Nord-Ouest de l'île de Ré,

 


*1682: au sommet d'une tour cylindrique construite de 1669 à 1682 sur les plans de l'ingénieur Augier par Maurice Coulom entrepreneur à la Rochelle.

Le feu alimenté par de l'huile de poisson brûle au sommet dans une lanterne de pierres vitrée. Les marins se plaignent dès 1685 de la mauvaise qualité de cet éclairage car les épais trumeaux cachent la lumière et les vitres sont très rapidement encrassées. En 1718 les fenêtres sont agrandies et en 1736 la première lanterne en pierres est démontée, remplacée par une structure métallique forgée par Joseph Laurent maître-serrurier à Saint-Martin-de-Ré.


* 1777 : installation de réflécteurs Tourville-Sangrain dans une nouvelle lanterne octogonale,


* 15 octobre 1820 : installation de 10 réflecteurs Bordier-Marcet.Éteint en 1854 lors de l'allumage du grand phare.


* 15 janvier 1854 : feu de premier ordre à éclats longs blancs toutes les 30 secondes sur une tour octogonale en maçonnerie de pierres de taille sur un corps de logis de 50m de hauteur.

"L'édifice est en pierres de taille calcaires extraites sur les bords de la Charente. Les socles, encadrements, cordons, corniches, balustrade et marches d'escalier ont en granit de Kersanton, la meilleure et la plus belle des pierres que fournisse le sol de la presquîle bretonne ", le directeur du Service des Phares, Léonce Reynaud.

Le bâtiment est construit par jean-Baptiste Mady, entrepreneur à la Rochelle


* premier octobre1882 : électrification et feu à 4 éclats blancs toutes les 15 secondes,


* 20 août 1904 : renforcement du feu,


* 1928 : lampe à arc remplacée par les ampoules à incandescence

 

 

BALEINES 1
BALEINES 2
BALEINES 2

Feu de port de Saint-Martin,

sur l'angle saillant du bastion au dessus du port, île de Ré,


*premier mars 1826 : feu fixe blanc, dans une cabane en bois,


* premier mars 1845 : feu fixe rouge, porté par un système en charpente adossé à la barbette dans l'angle du bastion,


* premier juillet 1867: feu fixe rouge,sur une tourelle cylindrique en maçonnerie de 11,50m de hauteur,


* 4 avril 1915 : feu blanc à 2 occultations toutes les 8 secondes, secteur rouge,
* 1926 : feu blanc à 3 occultations toutes les 16 secondes, secteur rouge,


* 30 janvier 1950 : feu blanc à deux occultations toutes les 6 secondes, secteur rouge, et électrification.

 

 

 

 

SAINT MARTIN

Feu du môle du port de Saint-Martin,

à l'extrémité du môle, à 90m et au 328° du précédent, établi d'après la DM d'approbation du 24 décembre 1883.


* premier juin 1884 : feu fixe vert sur des montants en fer et cabane en tôle (type),


* 23 juillet 1929 : renforcement du feu vert obtenu à la suite d'une pétition des marins de Saint-Martin et de voeux du conseil général, par DM du 2 décembre 1927 moyennant une participation locale de 2400 francs supportée pour moitié par la commune et pour l'autre par le département.


*feu isophase vert sur un mât tripode métallique.

LE FIER D'ARS
LE FIER D'ARS

Feux du Fiers d'Ars : la petite baie appelée le fiers d'Ars s'ouvre par une entrée de 750m, barrée par un seuil rocheux qui assèche. La direction du chenal d'accès est donnée par un alignement lumineux et la position du feu antérieur a varié afin d 'indiquer le plus précisément l'axe exact de la passe.


feu antérieur, sur le côté ouest de l'entrée du Fiers d'Ars,
* premier juillet 1875 : feu fixe blanc, sur des montants en fer et cabane en tôle peints en noir,
* 29 juillet 1894 : le feu est déplacé afin de donner la direction exacte de la passe au 259°,
* 20 novembre 1954 : feu isophase blanc, électrifié, sur un nouvel alignement au 263° et nouvelle position sur un pylone métallique gris de 6 mètres de hauteur,
* avis du 17 mars 1956 : nouvel alignement au 232° dans un abri rectangulaire blanc surmonté d'une lanterne,
*avis du 24 octobre 1964 : feu fixe vert,
* feu scintillant blanc.


feu postérieur, à 336m et au 259° du précédent, mais un avis de mars 1945 annonce que les données étaient fausses et corrigées donnent 237m au 261°,
* premier juillet 1875 : feu directionnel vert en pignon de la maison du gardien peinte en blanc,
20 novembre 1954 : feu isophase blanc, électrifié,
* avis du 17 mars 1956 : sur un pylone métallique implanté dans une rue du village d'Ars-en-Ré, devant la façade d'un bâtiment d'une ancienne coopérative de sel, monument classé.

En décembre 1960 le pylone est déplacé afin de donner un nouvel alignement au 265° puis déplacé de nouveau en 1964 à 370m et au 232° du feu antérieur.
* avis du 24 octobre 1964 : feu fixe vert,
* feu scintillant blanc.