CREACH DESSIN

 


Phare du Créac'h, sur la pointe Nord-Ouest de l'île d'Ouessant,


* 20 décembre 1863: feu à éclats longs toutes les 20 secondes ; un éclat rouge alterne avec deux éclats blancs au sommet d'une tour cylindrique en maçonerie de 46,50m de hauteur. Le projet est dréssé par l'ingénieur de Carcaradec, et réalisé sous la direction des ingénieurs Maîtrot de Varennes et Rousseau. Les travaux sont exécutés par l'entrepreneur brestois Tritschler,


* 4 novembre 1888 : électrification du feu, feu 2 éclats blancs toutes les 10 secondes. L'ancien appareil optique est démonté et remonté sur le phare voisin du Stiff.


* 15 août 1901 : puissance renforcée, nouvelle optique Sautter présentée à l'Exposition Universelle de Paris de 1900,


* 1939 : nouvelle lanterne présentée à l'Exposition Universelle de Paris de 1937 et nouveau feu mais toujours les mêmes caractéristiques.

Le feu du Créac'h est alors le plus puissant du monde

 

STIFF DESSIN

 

 

 

Phare du Stiff, sur la pointe Nord-Est de l'île d'Ouessant, sur une tour Vauban  de 26m de hauteur,


* novembre 1699 : feu de bois et de charbon au sommet de deux tours tronconiques accolées en maçonnerie de pierres apparentes. La plus large porte la lanterne et abrite les logements des gardiens et la plus étroite surmontée d'une coupole renferme l'escalier,


* feux à réflecteurs dans une lanterne vitrée,
* 16 août 1831 : feu à éclat long blanc toutes les 30 secondes de premier ordre,
Les logements des gardiens sont construits de part et d'autre du phare d'avril 1884 à août 1885 par Paul Moulin et Jacques Olivier, entrepreneurs à Blain, selon l'adjudication du 22 mars 1884.


* 20 janvier 1889 : feu mixte, un éclat rouge alterne avec deux éclats blancs toutes les 20 secondes,
* 15 octobre 1926 : feu 2 éclats rouges toutes les 10 secondes,
* 1957 : électrification du feu,
* 1993 : automatisation.

NIVIDIG

 

Feu du Nividig, à la pointe occidentale de l'île d'Ouessant, sur la roche en mer du même nom,

 


* 1936 : feu à éclats blancs (2+1) toutes les 15 secondes sur une tour octogonale en béton armé sur un soubassement ovoïde en maçonnerie de pierres apparentes. La base de la tour est en béton plein surmontée par trois chambres superposées de 35,50m de hauteur. L'édifice est érigé entre 1912 et 1936 au prix d'innombrables difficultés. Des pylones intermédiaires sont construits pour supporter un câble aérien et le téléphérique  utilisé pour la maintenance entre 1936 et 1939.

le feu est éteint pendant la Seconde Guerre mondiale et, laissé sans entretien, il se détériore rapidement. La corrosion attaquent les câbles qui se rompent en 1943.


* 1936 : feu à éclats blancs (2+1) toutes les 15 secondes sur une tour octogonale en béton armé sur un soubassement ovoïde en maçonnerie de pierres apparentes. La base de la tour est en béton plein surmontée par trois chambres superposées de 35,50m de hauteur. La DM d'approbation des travaux est signée le 5 janvier 1910. Le Service des phares estmait qu'après l'achèvement du phare de la Jument prévu pour la campagne 1912, il serait opportun d'utiliser l'équipe tout particulièrement entraînée, constituée à Ouessant et possédant un bon et moderne bateau de travaux, l'Eugène Potron

Les premiers travaux sur la roche commence au cours de l'été 1912 sous la direction de l'ingénieur en chef Pigeaud et de l'ingénieur ordinaire de Brest, Montigny. Le chantier est dirigé par le conducteur de la subdivision d'Ouessant, Heurté.

L'avant projet sommaire est présenté le 9 mars 1912. Il était prévu la construction d'une tour constituée par un soubassement surmonté d'un ft octogonal d'une largeur décroisssante. Les dépenses à engager sont évaluées à 160 000 francs-or. La DM du 27 avril 1912 autorise l'exécution en régie.

La question de l'équipement de l'ouvrage demeurée réservée mais dès le 22 juillet 1912, le Directeur indiquait que le service central avait mis à l'étude les questions nombreuses et complexes soulevées par l'établissement éventuel au sommet de la tour, d'un feu et d'un signal sonore à fonctionnement automatique ou dirigé à distance . Les travaux autorisés l'édifice est érigé entre 1912 et 1936 au prix d'innombrables difficultés. La guerre n'interrompt pas le chantier et environ 50 mètres cubes de maçonnerie sont exécutés chaque année entre 1913 et 1916 mais les travaux parallèles de reprise sur le soubassement du phare de la Jument ne permettaient pas un avancement rapide du chantier. En 1926 la tour atteint quand même les 26 mètres au dessus de la roche mais il restait à résoudre le problème de l'équipement.

Les 900m qui séparent la tour de l'île ne permettaient pas d'envisager la pose d'un câble électrique entre la station du Créac'h et la tour du Nividig. Pour résoudre le problème, cette question est soulevée pour la première fois à l'échelon national par l'ingénieur Ciolina en janvier 1913 qui redoute "d'une part, la dépense considérable résultant du prix d'acquisition du câble et, d'autre part, l'incertitude de pouvoir conserver le câble en bon état dans ces régions d'atterrissage, particulièrement du côté du Nividic". Déjà il envisage la possibilité d'une prolongation au dessus de la mer de la partie aérienne de la ligne déjà prévue entre le phare du Créac'h et la côtre de Pern. Dix ans plus tard cette solution est reprise à l'échelon local par l'ingénieur de Brest, Cône, et le subdivisionnaire de Ouessant, Crouton. Ce dernier suggère dès 1923 de construire trois supports intermédiaires en béton armé qui dans la phase finale porteraient les câbles conducteurs aériens et dans la phase initiale permettraient l'installation d'un transposteur de capacité limitée pour apporter au phare les hommes et le matériel Seulemént deux pylones sont construits sur les roches de Kerzu et de Concu pour supporter un câble de la ligne électrique et le "téléphérique" utilisé pour la maintenance entre 1936 et 1939. La tour est élevée à 33 mètres au dessus de la roche et il est décidé d'évider la partie supérieure pour permettre l'aménagement de chambres destinées à recevoir le matériel, groupes compresseurs, sirène de brume, réservoirs à gaz, réservoirs à air comprimé... Les dernières études aboutissent à la DM du 19 mars 1928 qui fixe définitivement la consistance de l'équipement :

- en matière de feu, 2 optiques portant le feu normal alimenté électriquement depuis la centrale du phare du Créac'h et le feu de secours alimenté au gaz.

- en matière de signal sonore, une sirène alimentée par deux groupes électro-compresseurs à démarrage automatique.

En 1929 la tour est prête pour recevoir ses équipement mais l'ingénieur Cône émet les plus grandes réserves sur la stabilité de l'ouvrage et demande le renforcement de la base de l'édifice avant toute tentative d'éclairage. La DM du 20 avril 1929 prend en considération ses craintes et les travaux de constructions de corsets de béton armé sont entrepris au cours de l'été suivant. Au début de l'été 1933 tout est prêt pour les premiers essais qui s'effectuent sans difficulté technique : le feu de secours au gaz avait déjà été allumé depuis octobre 1931. Par contre des critiques de plus en plus nombreuses se font jour pour demander de respecter la beauté des lieux : "Vous avez certainement remarqué l'incomparable beauté et la sublimité des rochers du Créac'h, et je veux croire que vous avez choisi la formule qui consiste à dissimuler la transmission en la faisant souterraine, si toutefois son adoption n'est pas une impossibilté scientifique! " écrivait le 4 septembre 1928 Charles Tournemire, professeur au Conservatoire nationale de Paris et "Humble propriétaire en Ouessant" à l'ingénieur en chef du Finistère. Le syndicat d'initiative local commence lui aussi à s'inquiéter car les constructions et le câble tendu sur plus d'un kilomètre dénaturent le site. Le Touring club de France emboîte le pas et propose même de participer aux frais si le câble est enterré. Relayé dès 1934 par les Services chargés de la Protection des Sites. Le feu est enfin allumé en 1936 et les installations fonctionnent sans souci jusqu'en juin1940 et l'arrivée sur l'île des troupes allemandes. Le feu est alors éteint et le reste pendant toute la Seconde Guerre mondiale. Laissé sans entretien, il se détériore rapidement. La corrosion attaquent les câbles qui se rompent en 1943 et disparaissent. En 1945 décision est prise de renoncer au transporteur téléphérique et d'admettre que le phare, comme toutes les autres tours en mer non gardiennées, ne serait visitable que lorsque le temps le permettrait.

* 16 août 1952 : rallumage du feu de secours au gaz, déjà en place en 1936, mais des extinctions nombreuses interdisent son utilisation fiable.
En février 1953 le câble d'alimentation est remis en place et le feu principal est remis en activité mais une extinction se produit très rapidement après quoi se présenta une très longue période de mauvais temps au cours de laquelle l'ouvrage est resté inaccessible. La première visite ne put avoir lieu qu'en août 1955 puis se répétèrent toutes une série d'extinctions accidentelles qui prouvaient la fragilité de l'installation en un lieu particulièrement exposé. C'est alors que le subdivisionnaire Quemeneur suggère de faire appel à l'hélicoptère de la Protection civile pour le transport du personnel et du petit matériel sur le site. La solution préconisée pour accueillir l'appareil au sommet du phare consistait à établir une plateforme d'atterrissage d'environ 5m sur 5m ; elle est établie en bois au cours de la campagne 1958 et devient la première du genre en France. Le 26 septembre 1958 se déroulent les premiers essais et en mai 1959 les travaux de rénovation commencent grâce à l'hélicoptère. Au cours de cet été l'hélicoptère effectua 206 atterrissages. En août 1971 est montée la plateforme définitive en alliage léger : feu 9 scintillements blancs toutes les 10 secondes,

* 1996 : installation des panneaux solaires.

 

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