Feu du Juliard ou Juliar, dans les coureaux d'Oléron.


Une tourelle en maçonnerie de pierres de taille est exécutée en 1845 selon la Dm d'approbation des travaux en date du 7 avril 1841. Le 12 avril 1904 le Conseil général de Charente-Inférieure s'adresse au ministère des Travaux publics et demande l'installation rapide d'un feu sur la tourelle pour faciliter la navigation nocturne dans les coureaux. Ce voeu ne faisait d'ailleurs que reproduire des pétitions déjà nombreuses rédigées par les marins et pilotes des quartiers de Marennes et de Maumusson. Mais le Directeur de la navigation jugea que l'importance de la navigation de nuit dans cette région ne justifiait pas les dépenses envisagées.

Deux ans plus tard le conseil général revient à la charge et réclame de nouveau l'éclairage de la tourelle : le ministre répond le 13 septembre 1906 que "l' importance de la navigation de nuit dans les coureaux d'Oléron ne justifie pas les dépenses qu'entrainerait leur éclairage. Il n'y a actuellement aucune raison nouvelle de revenir sur ces décisions. L'éclairage de la tour Juliard ne faciliterait pas d'ailleurs la navigation de nuit dans la passe en question... En conséquence j'estime que le voeu du conseil général n'est susceptible d'aucune suite ."

L'affaire n'est pas close pour autant et les marins de Marennes réclament de nouveau ce feu par une pétition le 26 juillet 1909 ; la chambre de commerce de Rochefort à son tour demande le 16 décembre 1909 qu'un feu permanent à secteurs soit installé sur la tour de Juliard. Le 23 décembre la chambre de commerce de la Rochelle s'associe aussi à ce voeu.

Enfin le Syndicat des inscrits maritimes du quartier de Marennes demandent en janvier 1901 que la tour soit éclairée.

Devant tant d'insistance une nouvelle enquête est menée par l'ingénieur Perreau de la Rochelle : " il semble bien résulter de cette enquête et étude que l'établissement d'un feu permanent sur la tourelle de Juliard permettrait aux navigateurs surpris la nuit par des grosses brises de l'Ouest au Nord, vents fréquents dans nos parages, de pouvoir s'abriter avec plus de sûreté en venant prendre le mouillage bien connu de la balise Nord de Mortanne." La commission des phares accepte enfin le projet et une DM du 7 avril prescrit l'établissement d'un feu permanent au gaz d'huile au sommet de la tour-balise. Les ingénieurs soumettent le 20 septembre un projet de consolidation préalable de l'ouvrage exécutée par l'entreprise Normandin, directeur de la Société coopéraive des ouvriers paveurs, cimentiers et maçons de la Rochelle.

* décembre 1910 : essais de feu,

*29 septembre 1911: feu définitif à occultation toutes les 6 secondes, secteurs blanc et vert,

En août et septembre 1948 la tour est remise en état par l'entreprise Dodin de Rochefort. Sur 7 mètres de hauteur on ceint la tourelle d'un corset en béton de 60cm d'épaisseur armé de 32 rails verticaux.

En février 1965 la tourelle est surélevée pour recevoir un nouveau feu.

*feu scintillant toutes les 10 secondes, secteurs blanc et vert.

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