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Phare de Granville ou phare du Roc. La construction de la petite tour du Roc de Granville, érigée pour recevoir un feu fixe de troisième ordre, fut adjugée au Sieur VIDAL, entrepreneur au Mont-Saint-Michel, qui se chargeait de la réalisation de l'ouvrage moyennant une augmentation de 10% sur la somme proposée. Situation déjà exceptionnelle pour l'époque car seules les soumissions inférieures aux montants estimés par l'Administration étaient prises en compte. Dans le cas présent aucun entrepreneur n'estimait ce total suffisant et la Commission des Phares reconnut que les dépenses prévues par l'ingénieur ordinaire de l'arrondissement de Granville semblaient trop timides. Le
7 décembre 1826 la première pierre était posée
et le feu allumé le premier novembre 1828 mais dès cette
date le constructeur réclamait une indemnité pour les
pertes éprouvées lors de l'exécution des travaux.
Il résultait de ses calculs que la dépense finale s'élevait
à plus de 39 000 francs alors que le compte arrêté
par les Ponts et Chaussées, selon les prix de l'adjudication,
n'atteignait que 22 988,58 francs; il estimait sa perte à plus
de 16 000 francs. L'ingénieur ordinaire Borgognon qui
supervisa le chantier reconnut qu'effectivement le prix de la taille
des pierres et du volume nécessaire était trop faible
mais que l'entrepreneur n'en a pas moins continué l'exécution
du phare jusqu'à son entier achèvement . Compte-tenu
de ce zèle, de l'application et de la perfection apportées
à la construction l'ingénieur proposait une indemnité
de 4367 francs que l'ingénieur en chef, chose extraordinaire,
non seulement accepta mais porta à 6 000 francs. En définitive,
et pour ne pas inciter les futures entreprises à reprendre ce
genre de demande, le préfet accorda, non pas une indemnité,
qui reconnaissait la faute de l'État, mais une gratification
de 4000 francs. |
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Granville, feu de port,
sur l'extrémité du môle Neuf, jetée Ouest
aujourd'hui,
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