Phare de Faraman,

 

sur la rive gauche de l'embouchure du Vieux Rhône


* premier novembre 1830 : feu fixe blanc sur une tour provisoire en bois de 15m de hauteur,


* premier novembre 1840 : feu fixe blanc de premier ordre sur une tour cylindrique et soubassement de 36,50m de hauteur, sur une pointe sableuse où la mer gagne.

En 1835 l'emplacement choisi pour le phare se situait à 675m du rivage.

En 1841, la mer avait réduit cette distance à 420m. De 1841 à 1854, l'érosion et le recul se stabilisent.

En 1860 le phare n'est plus qu'à 250m des laisses de plus hautes mers ; en avril 1864 à peine à 190m !

Un projet de reconstruction du phare est étudiée dès cette époque et en janvier 1873 le sémaphore construit quelques mètres en avant est abandonné car il baigne dans l'eau

.* premier février 1868 : adjonction d'un petit feu fixe blanc à 10 m de hauteur sur la plateforme de la tour pour éviter de le confondre avec le feu de l'Espiguette.

Mais les erreurs de reconnaissance restent nombreuses et le feu de Faramen est souvent confondu avec celui du Grand-Rouveau :" ce fait paraît singulier a priori puisque la distance entre ces deux feux fixes est de près de 60 milles mais on a fait remarquer que la différence est en longitude et que dans la Méditerranée on ne navigue généralement qu'à l 'estime.Pour des navires qui partent de la côte d 'Algérie, atterrissent en France 36 heures après, une déviation de cinq degrés dans la route, déviation provenant soit des courants, soit d'une erreur dans le compas, suffit pour produire une telle différence" , rapport août 1875, Service Hydrographique, et demande de modification du caractère du feu.

* 3 avril 1892 : feu à 2 éclats blancs toutes les 10 secondes sur une tour cylindrique en maçonnerie de 38,70m de hauteur à 1200m en arrière de l'ancien phare détruit par l'avancée de la mer. La nouvelle tour est construite avec les pierres du premier phare dont il ne reste rien. Adjudication en date du 13 mai 1889.


* 1924 : nouvel appareil plus puissant et mêmes caractéristiques,
* 1934 : peint par bandes noires et blanches,
Gravement endommagé en 1944, le phare est remis en état entre 1947 et 1950,
* 13 octobre 1972 : mise en service d'un aérogénérateur et automatisé.

Aujourd'hui le phare est alimenté par le réseau électrique national et il est toujours gardienné (août 2001)