Feu de l'île Tristan,

à l'entrée du port de Douarnenez, ainsi après la décision ministérielle du 28 décembre 1854 d'établir un fanal sur l'île Tristan, en face du port de Douarnenez, furent rédigés par l'ingénieur ordinaire le mémoire descriptif, le devis et le métré. Présentés et approuvés par la Commission des Phares, la soumission était lancée et approuvée le 8 mars 1856 au profit du Sieur Touret, entrepreneur à Concarneau, mais le propriétaire des lieux , monsieur de Pennanros, refusait de céder la parcelle nécessaire et ne voulait rien entendre si bien que l'on se résolut à l'expropriation. D'ailleurs, par un curieux hasard, ce même genre de situation se répétait au même moment à Concarneau où la propriétaire présentait des propositions exorbitantes, hors de proportion avec la valeur réelle du terrain désiré pour la construction du fanal de Lanriec si bien que l'ingénieur de l'arrondissement formula la requête de prendre des mesures expéditives pour résoudre les deux problèmes. Le décret d'expropriation était signé le 19 avril 1856 par lequel l'Empereur stipulait :


- article premier : sont déclarés d'utilité publique les travaux à faire pour la construction de fanaux aux ports de Concarneau et sur l'île Tristan dans la rade de Douarnenez.
- article second : l'Administration est autorisée à poursuivre l'expropriation des terrains nécessaires à cette construction.


L'entrepreneur chargé des travaux douarnenistes constata par la suite que l'irascible propriétaire de l'île ne voulait toujours rien céder. Dans un premier temps il s'occupa d'apporter à pied d'oeuvre les pierres de taille qui provenaient des carrières de Kersanton dans la rade de Brest mais lorsqu'il voulut les débarquer il eut la fâcheuse surprise de constater que le propriétaire n'était en rien décideé à accepter cette manoeuvre. De même lorqu'il décida d'ouvrir une carrière sur la parcelle, M. Pennanros, propriétaire de l''île, lui a dit qu'il ignorait s'il avait le droit de s'opposer à ces travaux mais qu'en cas d'affirmative il en userait parce qu'il ne voulait négliger aucun moyen de résistance contre l'exécution du fanal projeté  .


premier février 1858 : feu fixe blanc au sommet d'une tourelle cylindrique en maçonnerie de 9,50m de hauteur.

1er juin 1907 : feu permanent

1935 : propane et 3 occultations toutes les 12 secondes.

 

Douarnenez, feux de port,


feu du Rosmeur, à l'extrémité du môle,


* 15 juin 1872 : feu fixe rouge sur un candélabre en fonte,
* 15 août 1889 : le môle est prolongé de 150m et le feuest déplacé d'autant vers l'extrémité,
* 17 avril 1907 : feu fixe vert sur des montants en fer et cabane en tôle,
* juillet 1960 : feu rouge 2 occultations toutes les 6 secondes sur un pylone blanc et abri en béton.

 

feu du Biron,au musoir du môle de la pointe du Biron à Tréboul,


* 30 décembre 1920 : feu fixe vert sur une colonne en fonte. La D.M. du 10 avril 1907 autorisait l'installation de ce feu à la condition que les communes de Douarnenez et de Tréboul versent dans les caisses du Trésor une somme de 4000 francs à titre de fonds de concours pour dépenses publiques. Cette somme couvrait les frais d'établissement mais elle ne fut jamais versée.