Phares des Poulains,

 

sur la pointe occidentale de Belle-Ile,

 

* 15 septembre 1868 : feu à éclats blancs toutes les 5 secondes sur une tour carrée et corps de logis de 14,50m de hauteur, construit par Philippe entrepreneur au Palais, soumission approuvée le 20 février 1867,


* 16 octobre 1899 : feu à éclat toutes les 5 secondes,
* juin 1902 : nouveau brûleur et renforcement du feu,
* 1987 : automatisation,


* décembre 1999 : installation de 64 panneaux solaires sur le toit. Ils remplacent les câbles électriques aériens qui nuisaient à la beauté du site.

LE PALAIS

Feux du port du Palais

 

 

sur l'extrémité du grand môle, à gauche de l'entrée du port, actuel quai Macé ou jetée Nord,


* premier mars 1839 : feu fixe blanc sur une tourtelle cylindrique en maçonnerie de 8,30m de hauteur,


* 11 octobre 1891 : feu fixe vert à l'extrémité du grand môle nouvellement construit, ou môle Bourdelle aujourd'hui.

La tourelle achevée en décembre 1890 a été établie en démolissant pierre par pierre la tourelle du fanal placée sur l'ancien musoir Sud.


*7 décembre 1963 : feu à éclats verts (2+1) toutes les 12 secondes.

 

feu du môle Sud de l'entrée de l'avant-port du Palais ou môle Bonnelle,


* 11 octobre 1891 : feu fixe blanc sur une tourelle cylindrique en maçonnerie construite par l'entrepreneur Cazalet,
* 12 octobre 1905 : renforcement du feu,
* 1920 : feu 3 occultations blanches toutes les 16 secondes,
* feu 2 occultations rouges toutes les 12 secondes

Feu de Kerdonis,

pointe Sud-Est de Belle-Ile,

* premier juin 1879 : feu fixe rouge sur une tourelle carrée en façade de la maison du gardien, réalisée par Philippe et Sergent entrepreneurs au Palais

(Adjudication du 28 avril 1876). DM d'autorisation des travaux en date du 22 février 1870. Le chantier ne commence que six ans plus tard retardés par la Guerre de 70 et pour des problèmes de choix d'implantation du bâtiment.


* juin 1909 : feu à 3 éclats rouges toutes les 15 secondes,
* 1982 : automatisation.

SAUZON

Feu du port de Sauzon,

 

sur l'extrémité du môle occidental de l'entrée du port,


* 15 août 1859 : feu fixe rouge sur une tourelle cylindrique en maçonnerie de 8,35m de hauteur, construite par Antoine Robo entrepreneur à Napoléonville (Pontivy), soumission approuvée le 12 avril 1858.


* 20 mars 1905 : feu fixe blanc sur la même tourelle cylindrique en maçonnerie,


* feu scintillant vert.

Phare de Goulfar,

 

Pour mener à bien cette vaste opération de construction de la ceinture de phares proposée par le programme général d'illumination des côtes de France et approuvé en 1825, si l'argent demeure essentiel il convient aussi d'y associer des hommes compétents.

Tout naturellement la Commission des Phares et le Conseil général des Ponts et Chaussées considèrent que cette lourde tâche incombe localement aux ingénieurs en chef des départements maritimes et ensuite plus particulièrement aux ingénieurs ordinaires des arrondissements littoraux qui devaient préparer les projets, dessiner les plans et présenter les devis.

Les initiatives se prenaient à Paris mais les avant-projets de décidaient sur place en tenant compte des prescriptions de la Commission, le plus souvent celles d'Augustin Fresnel directement : mais les relations entre le secrétaire de la Commission et les départements ne s'établissent pas toujours dans le meilleur esprit. L'exemple le plus connu et le plus marquant de ces anicroches concerne les études préparatoires relatives à l'établissement du phare de premier ordre de Goulfar sur Belle-Ile pour signaler l'un des principaux points d'atterrissage de nos côtes atlantiques.

Fresnel rédige des notes prélimainaires et les adresse à l'ingénieur en chef du Morbihan, Luczot, directement concerné qui de son côté présente un projet personnel et selon lui définitif en novembre 1824.

En contradiction sur plusieurs points, esthétiques et techniques, et notamment sur les conditions de stabilité de la haute tour à construire pour recevoir un appareil optique de grandes dimensions, Fresnel dresse un contre-projet qui est soumis à la Commision des phares puis au Conseil général selon les modalités en vigueur mais rarement utilisées. Il présente une tour plus fine, plus économique à ériger, qui est immédiatement acceptée en haut lieu et l'on demande alors à l'ingénieur Luczot qu'il veuille bien examiner le nouveau projet . Mais la confrontation n'en reste pas là puisque ce dernier rétorque qu'il ne peut se charger de satisfaire, dans un nouveau projet du phare de Belle-Ile, aux conditions posées par la Commission des phares , parce qu'il ne croit pas possible de les remplir sans compromettre la stabilité de l'édifice prévu à Paris. En définitive il refuse de se soumettre aux pricipes exposés par Fresnel car ce projet, selon lui, donne à la tour des proportions trop sveltes ; pour sa défense il affirme plus tard qu'il n'a jamais reçu le moindre élément technique de Paris à part une note laconique en 1824 sinon rien. Je n'ai point vu le rapport de la Commission des phares en date du 6 octobre (1826), je n'en connais que les conclusions que m'a adressées M. Fresnel ; il est évident qu'elles ont été édictées par une prévention défavorable contre moi .
Fresnel, profondément affecté par cette chicane soumet alors un autre projet beaucoup plus complet, très détaillé et accompagné des premières notes de calcul de résistance des édifices de haute taille face aux efforts du vent afin de déterminer théoriquement les contraintes exercées sur ce genre de bâtiments et prouver mathématiquement que la finesse de sa tour est suffisante pour résister aux assauts des tempêtes. Il réfute aussi les arguments présentés par l'ingénieur Luczot et présente son troisième projet aux diverses commissions qui l'adoptent encore une fois sans jamais remettre en doute les conceptions de Fresnel. Elles décident que ce petit jeu doit cesser et que la tour doit être construite sans plus tarder. Notre ingénieur Luczot accepte, contraint et forcé, la décision finale mais les problèmes perdurent sur le site. Si la construction commence en 1829, avec trois ans de retard sur le programme prévu et déjà des dépassements de budgets importants, on s'aperçoit dès l'année suivante que le sous-sol schisteux ne présente pas toutes les qualités requises de stabilité pour assoir les fondations d'un grand phare et on abandonne le chantier alors que la tour s'élève à 6 mètres au dessus du sol. Léonor Fresnel reprend les calculs de son frère entre temps décédé pour juger de la qualité du sol et décider ensuite de réduire la hauteur totale de l'édifice. La construction reprend en août 1833 et s'achève au cours de l'été 1835.


* premier janvier 1836 : feu de premier ordre à éclats longs blancs toutes les minutes sur une tour cylindrique en maçonnerie de pierres de taille de granite des carrières de Rieux et de 42m de hauteur, réalisée par Trochu et Faivre entrepreneurs,


* septembre 1857 : nouvel appareil,


*5 janvier 1890 : feu 2 éclats toutes les 10 secondes et électrification,


* 10 septembre 1892 : sirène de brûme dans un petit bâtiment en maçonnerie à 1300m dans le Sud-Ouest du phare, 2 sons toutes les 2 minutes,
* premier novembre 1903: optiques doubles pour le renforcement du feu,


A la fin de la Seconde Guerre mondiale les troupes d'occupation avaient placé trois mines de 127 kilos àl'intérieur du mur de la tour au dessus de la première terrasse. Le déminage est effectué en mai 1945 par des prisonniers de guerre allemands. Le feu est rallumé en juin 1945.


1951,1952 agrandissement des logements au pied du phare.