AIGUILLON

Feu de l Aiguillon, sur la pointe du même nom,

 


la mer en cet endroit ne risquait pas d'attaquer le rivage et donc de détruire les édifices de signalisation maritime par affouillement mais au contraire elle reculait en fonction d 'un fort alluvionnement en fond de baie abritée par exemple. Cette situation, rare il faut le souligner sur nos côtes, se présenta néanmoins dans l 'anse de l 'Aiguillon en Vendée.

 

Un premier fanal fut exécuté à l'extrémité de la pointe du même nom en 1831 au sommet d'une tourelle en maçonnerie mais par suite des allongements successifs de cette flêche sablo-vaseuse, le fanal destiné à la signaler se retrouva fort éloigné de la pointe et de ce fait il ne servait plus à rien. Plusieurs naufrages survenus sur cette partie du littoral furent attribués à cette circonstance, à ce défaut d 'éclairage.

Les ingénieurs des Ponts et Chaussées décidèrent en conséquence d'installer le feu sur un échafaudage en charpente établi au plus près de la laisse des plus hautes mers; on pouvait de la sorte facilement l 'avancer ou le reculer en fonction des modifications du rivage.

Les maîtres charpentiers Planchot et Auge remportèrent la soumission et après avoir exécuté le phare de Pontaillac ils réalisèrent la tour en bois de l 'Aiguillon allumée le 15 mars 1859.

Elle fut démolie seulement en 1907 et remplacée par un amer métallique.

* premier juillet 1831 : feu fixe blanc sur une tourelle cyindrique en maçonnerie, idem Groin-du-Cou.


* 15mars 1859 : le feu est déplacé au Sud, car la pointe de l 'Aiguillon connaissait une sédimentation très rapide, sur un échafaud en bois démontable pour suivre au plus près le rivage en régression permanente